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L’après grève du 9 mai

vendredi 10 mai 2019

Grève nationale et intersyndicale (tous les syndicats appellent) le 9 mai avec l’ensemble des fonctionnaires et manifestation nationale le 18 mai à l’appel de la FSU, les enseignantes et les enseignants des écoles vont une nouvelle fois se mobiliser pour revendiquer l’abandon des projets de loi « école de la confiance » et de « transformation de la Fonction publique ».

Les enseignantes et les enseignants des écoles, très engagé.e.s dans la grève interprofessionnelle du 19 mars, y exprimaient leur volonté de voir aboutir un autre projet pour l’école que celui proposé par le ministre de l’Éducation nationale, un projet synonyme de réussite pour tous les élèves. Ils ont enfoncé le clou les 30 mars et 4 avril et c’est maintenant les 9 et 18 mai prochains qu’ils auront l’occasion de redire leur attachement au service public et leur refus de la loi Blanquer. En effet, les 9 syndicats de la Fonction publique appelaient ensemble tous les fonctionnaires à cesser le travail et à manifester partout en France le 9 mai prochain pour refuser le projet de loi de « transformation de la Fonction publique ».

Hier, ce sont près d’un enseignant sur 3 qui étaient en grève (dont certains pour la 3ème fois du printemps) et près de 700 manifestants qui ont défilé devant les bâtiments des différents services publics présents sur Bourg en Bresse. Un petit happening en "présence" de Blanquer a été organisé par la FSU devant l’IA de l’Ain (voir vidéo sur notre page FB, accessible même sans compte perso). Manifestation notamment relayée par le Progrès.

40 collègues se sont également mobilisés autour de la FSU dans le Pays de Gex : opération tractage au rond point du Cern, puis rassemblement 9h30 devant la permanence parlementaire de la députée à St Genis, suivi d’une AG des grévistes 10h30

Le projet de loi "Fonction publique" fait écho par certaines dispositions à celui pour l’école. Il prévoit notamment un recours accru au recrutement d’agents par « contrat », en lieu et place du recrutement sous statut de fonctionnaire, ce qui aurait pour effet de remettre en cause l’égalité d’accès à l’emploi public par concours. Une mesure qui battrait en brèche la garantie d’indépendance des agents au service de l’intérêt général, gage de la qualité des services rendus au public. Conjuguée à la diminution du nombre de postes ouverts aux concours d’année en année et à la réforme de la formation initiale, la porte serait dès lors grande ouverte à l’embauche massive de contractuels.

Les suites de la mobilisation contre la loi Blanquer vont revêtir différentes formes (voir notre boite à outils) :
- rassemblement mardi 14 mai devant l’inspection d’Oyonnax à 17h lors de la venue de la DASEN
- réunion publique à St Genis Pouilly (à la pépinière des entreprises, Technoparc) jeudi 16 mai à 20h
- manifestation nationale à l’appel de la FSU samedi 18 mai
- un kit mobilisation est à utiliser sans modération :

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À Paris le 18 mai

Déjà très mobilisés les 19, 30 mars et 4 avril derniers, et après le 9 mai, les personnels des écoles seront également dans la rue le 18 mai prochain à Paris, à l’occasion d’une manifestation nationale pour redire au ministre de l’Éducation nationale qu’ils ne veulent pas de sa loi sur « l’école de la confiance ». Et celui-ci peut bien évoquer dans les médias un « festival de bobards », les raisons de ce refus sont bien réelles. Non, les enseignantes et les enseignants ne veulent pas de cette modification radicale de la structuration de l’école avec la mise en place des EPSF. La profession refuse aussi que soit remise en cause sa liberté d’expression et refuse le cadeau fait à l’école privée avec l’instauration de l’instruction obligatoire à 3 ans. Pas plus qu’elle n’accepte la possibilité de voir confier des classes à des étudiantes et étudiants sans formation.

Le projet de loi prévoit également de priver les instances paritaires de l’essentiel de leurs prérogatives en matière de gestion des carrières, d’empêcher par exemple les élus des personnels d’exercer leur rôle de contrôle sur les opérations de promotion et de mouvement, favorisant ainsi une gestion opaque et privant les personnels de recours contre l’arbitraire. Avec la remise en cause des règles du mouvement des personnels actuellement en cours, cette mesure dégraderait les droits enseignants.

Sans compter la suppression annoncée de 120 000 emplois dans la Fonction publique et l’absence totale de revalorisation salariale pour les quelque 5,5 millions de fonctionnaires. Le corps enseignant, dans le cadre des mobilisations en cours, marquera aussi, une nouvelle fois, son opposition à la politique éducative rétrograde que poursuit le ministère de l’Éducation nationale sans prendre en compte ni l’expertise professionnelle du terrain, ni les avis de leurs organisations syndicales, ni ceux de l’ensemble de la communauté éducative. Et le projet de loi de « l’école de la confiance » va accroître les inégalités sans répondre à la nécessité d’améliorer le service public d’éducation pour assurer la réussite de tous les élèves.

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