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Loi Blanquer au Sénat

mardi 21 mai 2019

Un seul refrain selon nous : "Dommage que le sénat ..."

Car bien des choses ne changent pas :
- les établissements internationaux (EPLEI), voie sélective pour les happy few qui maitrisent une langue étrangère (soit disant pour permettre aux familles ayant des carrières internationales de suivre le cursus français avec l’apport de la langue étrangère), et qui sont habilités à recevoir des fonds privés ! Qui ne manqueront pas d’être déductibles des impôts, parions-le. Dommage que le sénat n’y ait pas été sensible…

- l’article 1 et la restriction du droit d’expression reste en place. Dommage que le sénat n’ait pas été sensible à ce droit fondamental en démocratie…

- la maternelle obligatoire à trois ans, avec obligation de financer l’école maternelle privée n’a pas été retoquée. Cela pèsera sur le budget alloué aux écoles maternelles publiques, car les communes auront bien du mal à trouver les 90 milliards d’euros que cela représente sur le territoire. Dommage que le sénat n’ait pas compris que cela se ferait au détriment de l’école publique…

Et oui, c’est bien dommage aussi que le sénat se soit cru obliger de rajouter à la liste des plaies :
- la création d’un statut de supérieur hiérarchique pour les directeurs et directrices d’école.
- la mise en place de la formation continue, mais plutôt pendant les vacances scolaires.
- le retour de la suppression des allocations familiales pour les familles d’enfants faisant de l’absentéisme.
- l’interdiction du port du voile pour les mamans qui accompagnent les sorties scolaires.

Vraiment, est-ce qu’on avait raison de compter sur les parlementaires pour faire évoluer la loi Blanquer ? Certes oui, mais on se doit d’anticiper que ça risque de partir dans tous les sens. C’est le cas… A présent une commission paritaire mixte (sénat+assemblée) va se réunir pour harmoniser les deux textes avant sa représentation à l’assemblée. Que vont-ils nous faire ?Et nous tous, qu’allons-nous faire ?...

Tract détaillé :

PDF - 90.2 ko

L’article du SNUipp national faisant le point sur le texte ici : https://www.snuipp.fr/actualites/posts/loi-blanquer-ce-n-est-pas-fini

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Et aussi :

Petite compilation des articles du Café Pédagogique

Le 14 mai, a commencé l’examen de la loi Blanquer au Sénat. A la différence de l’Assemblée nationale où le groupe LREM dispose d’une copieuse majorité, le Sénat est dominé par l’opposition. C’est dire que JM Blanquer va devoir composer avec elle et que les débats risquent d’être plus animés. Si le ministre semble prêt à des concessions sur les établissements publics des savoirs fondamentaux et sur la réforme territoriale il peut se heurter à une certaine intransigeance, par exemple sur l’indemnisation des communes. Pour les enseignants le réveil pourrait être dur. Le passage au Sénat devrait amener un durcissement de la loi, par exemple sur la formation continue obligatoire durant les vacances, l’annualisation des services ou les affectations. L’examen de la loi va durer au minimum jusqu’au jeudi 16 au soir, probablement jusqu’à vendredi 17.

MARDI 14 MAI

Le Sénat adopte l’article 1 et rétablit la loi Ciotti

"J’ai du mal à imaginer que des professeurs puissent ne pas être exemplaires". La formule du rapporteur Max Brisson (LR) résume cette journée qui a vu les sénateurs LR et UDI et le ministre de l’éducation nationale faire position commune. Au terme de débats fort policés et fort longs, le Sénat a adopté l’article 1 dans sa rédaction modifiée en commission. Il a aussi rétabli la suppression des allocations familiales pour les élèves absentéistes.

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MERCREDI 15 MAI

La loi Blanquer tombe à droite

Pas généreux le Sénat ? Il vote le 15 mai à l’unanimité l’instruction obligatoire à 3 ans. Une mesure qui ne change pas grand chose. Il adopte la formation obligatoire de 16 à 18 ans. Une décision tout autant symbolique. Les mesures effectives adoptées par le Sénat sont très à droite et ciblent les écoles des quartiers populaires : interdiction du port du voile pour les accompagnatrices scolaires, chasse aux "prosélytes" autour des écoles, rejet des mesures rendant obligatoire la scolarisation des enfants étrangers. Le Sénat choisit aussi de compenser les frais occasionnés par la loi aux communes qui soutenaient déjà les maternelles privées. La loi Blanquer tombe à droite.

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JEUDI 16 MAI

Loi Blanquer : L’école à deux vitesses instituée

Blanquer socialiste ? Probablement pas. Mais face aux amendements de la majorité de droite du Sénat, le ministre se positionne à gauche et joue avec ça. Pourtant la loi Blanquer ramène une conception de l’Ecole très droitière. Le 16 mai, le Sénat a adopté la création des EPLEI, c’est à dire le retour des petits lycées, scolarisant les enfants des meilleures familles à part de la maternelle à la terminale. Il pérennise les jardins d’enfants comme une alternative à la maternelle. L’Ecole française était marquée par les inégalités sociales. Au soir du 16 mai elle est divisée entre Ecole du peuple et Ecole des classes privilégiées.

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VENDREDI 17 MAI

Loi Blanquer : Les EPSF définitivement écartés ?

C’est une grande victoire des enseignants. Le 17 mai le Sénat a écarté les deux amendements qui proposaient de rétablir les écoles publiques des savoirs fondamentaux et le ministre a reconnu que "le sujet n’est pas mur". Mais la loi Blanquer emporte le Cnesco et instaure plusieurs points qui aggravent le métier enseignant.

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LUNDI 20 MAI

La loi Blanquer profondément remaniée par le Sénat

Avec 28 articles nouveaux et seulement 12 articles inchangés, le Sénat a profondément réécrit la loi Blanquer au fil de quatre journées de débats et près de 500 amendements. Le texte qui ressort du Sénat est très différent de celui de l’Assemblée. La pression enseignante a contraint le ministre a accepté l’enterrement des écoles publiques des savoirs fondamentaux. Les deux mesures phares, l’instruction obligatoire à 3 ans et la formation obligatoire de 16 à 18 ans, sont inchangées ce qui en dit long sur leur caractère purement formel. La patte du Sénat se lit dans une nette aggravation du métier enseignant avec par exemple la formation continue obligatoire sur les congés ou l’introduction de directeurs supérieurs hiérarchiques des professeurs des écoles. L’école maternelle devrait le plus pâtir de la loi. Le système éducatif dans son ensemble sombre dans l’obscurité son évaluation étant totalement sous contrôle du ministre. Le Sénat a aussi pris des mesures aggravant la situation des familles pauvres. Tout cela interroge sur l’avenir politique de cette loi. Misons sur le fait que si le Sénat a tant chargé la barque c’est pour mieux négocier. Les principaux points de la loi devraient être appliqués dès la rentrée 2019.

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MARDI 21 MAI

La loi Blanquer adoptée par le Sénat dans l’attente du compromis final

"Espérons que la commission mixte paritaire nous écoutera". Ce cri du coeur du sénateur Laurent Lafon le 21 mai, lors du vote solennel de la loi Blanquer, bien d’autres sénateurs vont le pousser dans l’attente de la commission mixte paritaire qui se réunira à la mi-juin. Finalement la loi Blanquer aura opposé l’Assemblée nationale et le Sénat tout comme elle aura ravivé la division droite gauche dans la haute assemblée. C’est pourtant un appel au compromis qu’on a entendu sur les bancs de la haute assemblée le 21 mai.

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