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APC, ORS, temps de travail : poursuivons l’action !

mardi 3 septembre 2019

A cette rentrée où se bousculent les effets des réformes (loi Blanquer et Fonction Publique), où les évaluations arrivent dans les écoles, reparlons des APC... et du reste

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Le serpent de mer du temps de travail des professeurs des écoles

Réuni en conseil syndical de rentrée le 29 août, le SNUipp-FSU a fait le point avec ses adhérent/e/s présent/e/s sur l’action contre les APC. Il en est ressorti un besoin de faire l’historique de ces APC. Pour résumer elles naissent en 2008 de la suppression de la moitié des postes de RASED et de la création de l’Aide personnalisée. La difficulté scolaire était alors renvoyée sur les enseignant/e/s, à traiter après la classe. Aucune étude de résultat de l’AP n’a jamais été conduite par le MEN qui en est si friand d’habitude, seule l’unviversité Paris-Descartes a montré que l’aide n’est efficace que si elle est accomplie par des personnels spécialisés... En 2017, le SNUipp-FSU a consulté la profession qui a largement répondu à 80% par le souhait de la suppression des APC, qui plus est dans le contexte où la plupart des écoles revenaient à la semaine de 4 jours et la journée de 6h, jugée trop longue il y a quelques années... Lien vers un 4 pages plus complet :

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Non à la culpabilisation ! Les enseignant/e/s sont mis par l’EN en position d’être redevables d’apporter une solution à la difficulté scolaire, qui a bien souvent des réponses toutes autres que pédagogiques. L’EN surfe sur le « confort relatif » apporté par ces APC dans un contexte où la baisse des effectifs n’est jamais envisagée globalement, où les programmes n’ont pas été simplifiés lors du passage de 26h à 24h et ont pesé davantage sur les élèves les plus fragiles. Les études PIRLS montrent que le système français aggrave les inégalités, il n’est donc pas acceptable de poursuivre sur cette voie en renvoyant aux élèves les plus fragiles une image négative d’eux-mêmes, alors que c’est l’organisation de l’enseignement qui pourrait être en grande partie responsable du creusement des inégalités. La « respiration factice » apportée par les APC peut être vue comme une conséquence des contraintes institutionnelles qui pèsent sur le temps de classe.

Les Obligations Réglementaires de Service. Depuis qu’on est passé de 27h d’enseignement à 26h puis 24h, tout se passe comme si l’administration suspectait les enseignant/es de ne pas faire leurs heures. Légèrement insultant quand nous sommes sur le papier des « cadres » de la fonction publique... Les 108h deviennent alors un outil de contrôle mis en place par « l’école de la confiance », qui n’en est pas à une contradiction près. Or notre temps de travail reste conséquent, le temps de classe annuel aussi, 900h alors qu’il est de 750h en moyenne dans l’OCDE ! Les enquêtes montrent une durée moyenne de 44h par semaine et 11 jours de travail pendant les vacances.

L’intox des IEN sur les 1607h. Parler de 1607h annuelles ou de 35h de travail effectif par semaine est une manœuvre d’intoxication ou une preuve d’ignorance de plus. Les PE ne sont pas dans le cadre général de la fonction publique pour le temps de travail mais dans un cadre dérogatoire à la règle générale (loi 84-16, art.-10), nos ORS sont définies en heures d’enseignement, passées de 27h à 24h plus 108h annuelles. La logique aurait voulu que nos ORS soient ramenées aux heures d’enseignement comme c’était le cas à l’époque des 27h de classe, c’est à dire 24h d’enseignement.

L’action syndicale, c’est quoi ? C’est un moyen mis en place par un certain nombre et qui vise à une amélioration collective, qui profite à toute la profession. Rappelons que 80% des collègues souhaitent l’arrêt des APC (enquête 2017). Refuser les APC, c’est une décision personnelle mais pas seulement, c’est aussi l’inscription dans un cadre collectif, qui vise à une amélioration globale des conditions de travail, cela peut nous aider à décider collectivement. Le SNUipp-FSU a mis en lumière le temps des 10 minutes d’accueil, invisibles, en réclamant qu’elles puissent être décomptées, ce que l’administration ne veut pas voir.

Questions-réponses sur le site -> article 1334.

Le SNUipp-FSU de l’Ain appelle à poursuivre la consigne de l’année précédente dans ce cadre collectif : ne pas organiser ou arrêter à tout moment de l’année les APC organisés de façon jugée opportune (publics concernés, durée et contenus), revendication de la reconnaissance du travail invisible, refus de l’aliénation induite par le contrôle, pas de renvoi par les directions d’école des états d’APC des collègues, les IEN étant invités à les récupérer eux-mêmes.

Informez-nous de votre position en écrivant à snu01@snuipp.fr .

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