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Programmes : à moitié consultés, complètement bâclés

samedi 29 mars 2008

La consultation organisée dans la précipitation et la confusion permettra t-elle de prendre en compte l’avis des enseignants ? Les organisations syndicales, les mouvements pédagogiques et les chercheurs appellent le ministre à revoir sa copie.

Une demi-journée pour consulter et puis s’en va… Telle est la méthode retenue par le ministre pour valider son projet des nouveaux programmes soumis à discussion des enseignants des écoles durant ce mois de mars. Mais le ministre qui ne s’est donné ni les moyens, ni le temps d’une consultation efficace prendra-t-il en compte l’avis des enseignants ?

C’est en ces termes que le SNUipp s’est adressé au ministre jugeant « incompréhensible » sa décision de ne rendre publiques les « précisions sur les répartitions horaires » des programmes de l’enseignement primaire, qu’à l’issue de la consultation des personnels. « Comment les enseignants peuvent-ils porter une appréciation sur un programme d’arts ou d’histoire si le volume horaire hebdomadaire attribué peut varier du simple au double ? » s’insurge le syndicat. En plus, le calendrier imposé par la rue de Grenelle est extrêmement resserré. Les synthèses départementales doivent remonter au ministère le 4 avril alors que des enseignants se sont encore réunis le 29 mars dernier comme à Paris ou dans l’Yonne. Le 18 mars, une note ministérielle est venue ajouter de la confusion à la précipitation. L’organisation de la demi-journée banalisée de consultation devait « se dérouler impérativement les samedis ou mercredis matin » alors que tous les départements l’avaient programmée en faisant vaquer les élèves. Panique dans certaines inspections qui ont décidé de changer la date de consultation au dernier moment entraînant le refus d’un certain nombre d’écoles qui avaient déjà pris leurs dispositions (information aux parents, cantine, transport) comme dans le Rhône ou le Morbihan.

Tout doit se faire vite donc. Le ministre revendique ce changement de méthode « pour sortir de ces longues élaborations de documents et aller à l’essentiel » plaide t-il. Pour lui, l’essentiel ne semble pas compatible avec le temps éducatif, ni l’avis des enseignants. Le ministre préfère s’appuyer sur un sondage pour afficher que l’opinion publique soutient sa réforme. Sur le site du ministère, un enquête en ligne d’Opinionway que chacun peut renseigner autant de fois qu’il le veut sert de faire valoir. Une véritable opération de communication. Les questions telles que « le recentrage des apprentissages sur les savoirs essentiels (lire, écrire, compter) va t-il plutôt dans le bon sens ? » enfoncent des portes ouvertes. Qui pourrait s’inscrire en faux face à une telle évidence ?

Les critiques et les réserves au sujet de ces nouveaux contenus d’enseignement n’ont pourtant pas manqué ces dernières semaines. Deux anciens ministres de l’Education ont même réagi publiquement dans une tribune (voir ci-contre). Même le HCE (Haut conseil de l’éducation), conscient de ce front de critiques très larges a décidé de retarder son avis sur les nouveaux textes. De leur côté, 19 organisations syndicales (dont le SNUipp) et mouvements pédagogiques ont condamné fermement le projet ministériel. Elles ont même d’ailleurs mis à disposition des enseignants des écoles un argumentaire unitaire. Aujourd’hui, elles lancent un appel au ministre pour que celuici « suspende son projet » (voir ci-dessous) Les enseignants savent que la réussite de tous les élèves nécessite des réponses complexes. En affichant le simplisme dans ces programmes, le ministère élude la professionnalité du métier d’enseignant. Et rend caduque la nécessité de réclamer des moyens pour travailler autrement, en équipe, avec plus de maîtres que de classes, avec des aides spécialisées pour mieux comprendre les difficultés des élèves. Joli tour !

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