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COVID-19 : Communiqué de Presse + Alerte à la Préfète

vendredi 5 février 2021

Communiqué de presse du SNUipp-FSU 01 du 5 février 2020

Le SNUipp-FSU 01, syndicat majoritaire des enseignants du primaire s’était engagé à faire part de son enquête concernant le nombre de cas positifs dans les écoles de l’Ain (élèves et enseignants) afin de les comparer aux chiffres transmis par l’IA-DASEN de l’Ain.
Cette enquête porte sur la période du 4 au 15 janvier (première quinzaine).
Sur la période du 04 au 11 janvier, l’administration nous faisait part de 2 élèves et de 2 adultes positifs.
De notre côté, nous avons mené une enquête auprès des 458 écoles du département pour connaître le nombre d’élèves et de personnels de l’Education Nationale positifs sur la 1ère quinzaine de janvier (du 4 au 15 janvier). 110 écoles ont participé à cette enquête (soit 24 % des écoles). D’après ces retours, nous comptabilisons 46 élèves et 15 adultes positifs. Cela illustre une nouvelle fois l’écart abyssal entre les chiffres officiels et la réalité partielle que nous avons réussi à recomposer. Parallèlement, nous savons qu’en novembre - décembre, 830 journées non remplacées ont été comptabilisées. Or les premières opérations de carte scolaire pour la rentrée 2021 (création, suppression de poste) viennent d’être officialisées : aucun poste de remplaçant n’est prévu à ce jour (voir CR détaillé ici) ! Mais de qui se moque l’institution ?

Sur le plan strictement sanitaire, le SNUipp-FSU, favorable au maintien des écoles ouvertes sous certaines conditions, s’est récemment adressé au ministre de la Santé :

Monsieur le Ministre,

Le dernier point du ministère de l’Éducation nationale sur la situation sanitaire dans les écoles et établissements scolaires est alarmant car, comme partout dans la société, tous les voyants sont en alerte. Les chiffres publiés montrent une forte augmentation du nombre de cas positifs, avec une hausse de près de 30% chez les élèves et de près de 40% chez les adultes. Ces données corroborent les informations qui nous remontent des écoles dont le fonctionnement est particulièrement perturbé par la circulation active du virus (fermeture de classes ou d’établissements, multiplication des cas positifs, isolement des cas contacts, fort absentéisme, casse-tête pour organiser les activités collectives et la restauration…).

Le SNUipp-FSU est attaché au maintien de l’ouverture des écoles, seule à même de ne pas creuser davantage les inégalités scolaires, de permettre aux élèves de poursuivre les apprentissages collectifs et de maintenir un lien entre eux. Mais cela ne peut être rendu possible que si la sécurité dans les établissements scolaires est garantie au quotidien et qu’elle s’accompagne d’une priorité nationale en ce sens.

Aujourd’hui la multiplication du nombre de cas positifs chez les élèves, chez les personnels de l’Éducation nationale comme ceux des collectivités, nous questionne sur les moyens mis en place pour à la fois endiguer l’épidémie et protéger celles et ceux, élèves et adultes, qui travaillent dans les écoles. Pour le SNUipp-FSU, elles ne sont pas suffisantes et doivent s’accompagner d’autres mesures.

C’est pourquoi nous vous demandons :
Un accès prioritaire à la vaccination pour les personnels de l’Éducation nationale qui le souhaitent, notamment les personnels vulnérables et celles et ceux qui exercent en présence des élèves et ne bénéficient pas de mesures de protection optimales (personnels des écoles maternelles, accompagnant-es des élèves en situation de handicap…).

Une campagne massive de tests PCR dans les écoles, de façon à isoler rapidement les cas positifs, notamment aux variants plus contagieux du covid et endiguer les chaînes de contaminations. Pour plus d’efficacité et que leur accès soit facilité pour les personnels des écoles, ces tests doivent être effectués sur site par des équipes mobiles. Et dès que possible il faudra les accompagner de tests salivaires.

Un équipement en masques chirurgicaux à usage unique pour les personnels comme pour les élèves, de façon à garantir à tous-tes une protection conforme aux préconisations du Haut Conseil de la Santé Publique qui a émis des réserves sur l’efficacité de filtration des masques en tissu sur le variant du virus.

Des consignes relatives à l’isolement des cas contacts conformes à celles qui sont données par les ARS. A l’heure actuelle, l’éviction et l’isolement des personnels qui ont été en contact avec un cas positif reposent sur les instructions des autorités locales de l’éducation qui ont aussi à charge d’assurer la continuité du service. Cela peut se traduire parfois par des refus de placement à l’isolement, ce qui est en totale contradiction avec la stratégie nationale relative à la rupture des chaînes de contamination. Le problème se pose aussi pour les élèves qui ne sont pas systématiquement considérés comme des cas contacts, alors qu’ils peuvent être asymptomatiques et vecteurs de transmission du virus. Les règles de cas contacts au sein de l’Éducation nationale doivent être les mêmes que dans le reste de la société.

Une harmonisation de la règle de fermeture des écoles en cas de clusters. L’appréciation de la situation est aujourd’hui laissée aux autorités locales, chargées d’évaluer le risque sanitaire en fonction des cas. Cela a pour effet d’entraîner une cacophonie avec des situations disparates d’un département à l’autre (une école ferme après un cas contact chez un animateur périscolaire tandis qu’une autre reste ouverte après vingt cas positifs avérés) et une forte inquiétude dans la communauté scolaire, des parents d’élèves aux personnels.

Pour toutes ces raisons, Monsieur le Ministre des Solidarités et de la Santé, nous tirons un signal d’alarme pour que la situation réelle dans les écoles retienne toute votre attention et que nous puissions être pleinement rassuré·es de votre engagement et de celui du gouvernement, à maintenir les écoles ouvertes, sans risques pour celles et ceux qui les fréquentent. La santé des élèves et des personnels est un enjeu fort de santé publique car elle concerne des millions de personnes susceptibles, si rien n’est engagé pour l’éviter, de propager très rapidement le virus à l’ensemble de la société. Avec plus de 100 000 élèves contaminés depuis le mois de septembre, selon le décompte parcellaire du ministère de l’Éducation nationale, ce sont des mesures fortes qui sont attendues aujourd’hui par le SNUipp-FSU.
Veuillez croire, Monsieur le Ministre, en notre profond attachement au service public d’éducation.

Au niveau départemental, la FSU de l’Ain, s’est adressée à Madame la Préfète pour lui faire part de sa plus grande inquiétude sur la propagation de la COVID19 dans les écoles de Valserhône et les décisions prises en réaction. Le maintien de l’ouverture des classes touchées et le défaut manifeste d’information mettent en danger les élèves et les enseignants.

A Madame la Préfète de l’Ain,

Avant la tenue de l’audio-conférence de ce jeudi, nous nous permettons de vous faire part de problématiques spécifiques aux écoles du département suite aux nombreux cas covid+ survenus dans des écoles de Valserhône. La réponse à ces situations ne nous parait pas satisfaisante au regard du développement actuel de l’épidémie et du nouveau protocole (mise à jour encore ce lundi 1er février ainsi que sa Foire aux Questions qui précise celui-ci).

Concernant l’école de ...... (nouvelle commune de Valserhône, circonscription scolaire du Pays de Gex Sud), 6 élèves d’une même classe ont été déclarés positifs les 16, 18, 21, 23, 26 et 30 janvier (soit plus de 3 sur une septaine). La foire aux questions ministérielle mise à jour à de nombreuses reprises ces derniers temps est pourtant constante sur le point suivant : “Toutefois, dans la circonstance où trois élèves d’une même classe (de fratries différentes) seraient positifs au Covid-19, alors les élèves et les personnels de la classe doivent être considérés comme contacts à risque. ” Cela entraine de facto la fermeture de la classe en question. Il est donc incompréhensible que la décision de fermer cette classe n’ait pas été prise, sachant que la remplaçante (qui a suppléé la titulaire elle-même positive) est à son tour devenue positive ! Sur quelle base réglementaire repose l’évaluation de la situation ?

Dans ces situations comme dans bien d’autres, ce sont les enseignant-es et les directrices/directeurs qui sont en première ligne face à des familles inquiètes et en colère qui ne comprennent pas ces décisions. Concernant l’école de......... à Bellegarde, nouvelle commune de Valserhône (circonscription scolaire de Bellegarde), la situation est singulière : nous avons recensé 10 adultes (enseignants et AESH) positifs entre le 16 et le 20 janvier, et 14 cas positifs chez les élèves entre le 18 et le 27 janvier. Dans l’intervalle, faute de remplaçants, 4 classes d’enseignants malades ont été fermées. Par la suite, les 1er et 2 février, 2 nouveaux enseignants (soit 12 adultes au total) ont été déclarés positifs, dont une remplaçante affectée à une des classes maternelles (dont le titulaire était positif) qui n’avait pas fermée !

Comment dans ces conditions aucune nouvelle mesure spécifique n’a-t-elle été prise, alors qu’il est manifeste que le virus circule encore activement dans cette école, et qu’il est prévu qu’un nouveau remplaçant supplée la dernière remplaçante positive ?

Nous estimons que dans ces conditions, les élèves et leurs enseignants sont mis en danger. Au-delà du nombre de cas positifs, des familles entières risquent aussi d’être contaminées. Nous vous informons aussi que des personnels et parents ont été récemment hospitalisés.
Attendre les vacances sans prendre de décisions est-elle la meilleure solution dans ces 2 cas ? Evidemment, à 2 jours de celles-ci, cela semble bien tard. Pour le SNUipp et la FSU de l’Ain, il est urgent de revenir sur le dogme qui consiste à penser que l’école n’est pas un lieu de contamination et de prendre les mesures nécessaires pour protéger là où c’est davantage nécessaire les élèves et leurs enseignants.

Nous vous écrivons aujourd’hui aussi pour vous dire que le suivi croisé des cas positifs et cas contacts par la Direction Académique et l’ARS ne nous semble pas opérant. Que la chaîne de décision pose question dans la profession et plus largement, et que surtout, au regard du nouveau protocole et de l’arrivée des nouveaux variants, la rentrée du 22 février doit être marquée, à notre sens, par une protection renforcée des familles et des personnels.

Nous nous tenons évidemment à votre disposition pour évoquer ces questions inquiétantes selon nous.

Le SNUipp-FSU 01 dénonce enfin le manque cruel de communication d’une Foire aux Questions de l’Education Nationale (https://www.education.gouv.fr/coron...) sans cesse mise à jour (3 fois depuis la reprise de janvier) sans que les écoles en soient informées systématiquement par l’institution. Or il s’agit du seul “texte de référence” compilant les informations actuellement en vigueur. Comment les directeurs et directrices peuvent-ils.elles s’en sortir, notamment vis-à-vis de familles en demandes légitimes d’information, dans ce marasme administratif ?

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